L’influence de l’éclairage sur l’apprentissage.

L’influence de l’éclairage sur l’apprentissage.

Premier cas d’école, l’étude pilotée par François Duforez et Damien Léger, attachés au Centre du Sommeil et de la Vigilance de l’Hôtel-Dieu de Paris, et menée avec Philips. Les deux scientifiques ont conduit une étude dans une école d’Ile et Vilaine sur une classe de CM2, avec pour objectif de déterminer l’influence de l’éclairage sur l’apprentissage des élèves grâce à un système modulable.
Résultats : modulé en fonction du moment de la journée et des attentes envers les élèves, l’éclairage peut améliorer de façon significative les performances des élèves. La lumière naturelle reste, bien évidemment, la meilleure source lumineuse possible. « On travaille mieux avec la lumière blanche du matin, plus riche énergétiquement, qu’avec la lumière du soir. Elle améliore significativement les tâches cognitives d’apprentissage et le temps de réaction » déclare François Duforez au Parisien. (Le Parisien.fr).

Des fonctionnalités de l’éclairage particulièrement utiles en hiver.

Répondant à des besoins différents, quatre scénarios ont été identifiés :
– Le matin, période de la journée qui ne demande pas « une attention particulière » : intensité « habituelle » (ensemble de couleurs chaudes et froides)
– Le début de matinée ou d’après-midi, qui correspond à une période de relâchement des enfants et d’efforts à faire en termes de concentration : intensité plus élevée et enrichie en lumière blanche et bleue
– Les périodes courtes mais qui nécessitent un niveau de concentration élevée : intensité plus forte et couleur encore plus froide
– En fin de journée, avant le retour à la maison : couleur plus chaudes

Fatigué ? L’éclairage au travail est-il responsable ?

Fatigué ? L’éclairage au travail est-il responsable ?

L’étude dirigée par les chercheurs français Claude Gronfier de l’Inserm (Institut français de recherche publique), montre qu’une lumière artificielle particulière a pu remettre à l’heure l’horloge biologique des membres de la station scientifique polaire internationale Concordia, en dépit de l’absence de lumière solaire. La lumière blanche testée est enrichie en bleu, mais apparaît visuellement blanche. Le dérèglement de l’horloge biologique, très sensible à la lumière, entraîne des troubles du sommeil, de la vigilance, de la mémoire, des problèmes cardiovasculaires et même la dépression.

Ces résultats pourraient être reproduits dans des environnements de travail de luminosité faible à modérée (stations scientifiques polaires, centrales thermiques et nucléaires, centres spatiaux, bureaux aveugles, etc.), selon les chercheurs. Ces derniers proposent de recourir à ce type d’éclairage pour la santé, la productivité, et la sécurité des personnels qui travaillent dans une ambiance lumineuse de qualité insuffisante.

La solution c’est le bleu…

L’horloge biologique, située au cœur du cerveau et formée de 20 000 neurones, permet de réguler certaines fonctions vitales sur une période d’environ 24 heures (« rythme circadien »). Elle contrôle le cycle éveil/sommeil, la température corporelle, le rythme cardiaque, la sécrétion d’hormones, etc. Pour fonctionner correctement et se resynchroniser en permanence sur 24 heures, elle se sert de signaux comme l’alimentation, l’exercice, la température extérieure, mais surtout la lumière. Pendant 9 semaines d’hiver polaire (absence de soleil dans la journée), les personnels de la station polaire ont été exposés alternativement à une lumière blanche standard ou à une lumière blanche enrichie en longueurs d’ondes bleues (perçue comme blanche), sans changer leurs habitudes, notamment leurs heures de coucher et de lever. Résultats: une durée de sommeil augmentée, une meilleure réactivité et une plus grande motivation ont été observées pendant les semaines «bleues».

Par ailleurs alors que le rythme circadien avait tendance à se décaler les semaines «blanches», aucune perturbation n’a été notée pendant les semaines «bleues». «Les bienfaits de « la lumière bleue », ont déjà été montrés auparavant, mais il s’agissait de lumières vraiment bleues type LED bleu, difficilement utilisables dans la vie courante car incompatibles avec une bonne vision», dit M. Gronfier, principal auteur de cette «première étude en conditions réelles». Cet éclairage n’a pas besoin d’avoir l’intensité lumineuse des lampes utilisées pour traiter la dépression saisonnière, précise-t-il.

Source : http://www.lessentiel.lu